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Shark Helmets Grand Prix de France 2019

19/05/2019
17-19 mai – Le Mans-72 (5/19)/J3 : La folle remontée de Fabio Quartararo (Yamaha)
Podium MotoGP : Danilo Petrucci - Ducati, Marc Marquez - Honda et Andrea Dovizioso - Ducati (photo MotoGP.com)

Le Shark Helmets Grand Prix de France 2019 se termine sur une victoire de Marc Marquez (Honda) devant Andrea Dovizioso (Ducati) et Danilo Petrucci (Ducati), en présence de Jacques Bolle, Président de la FFM.

 
Cette 2ème victoire consécutive du pilote espagnol au Mans marque la 300ème victoire de Honda en catégorie reine, devant une fréquentation toujours aussi dense, le circuit Bugatti du Mans ayant accueilli 104 020 spectateurs ce dimanche 19 mai 2019 !

Du côté de nos représentants français, Fabio Quartararo (Yamaha) réalise une belle remontée de la 15ème à la 8ème place, signant ainsi son 3ème Top10 de la saison, avec à la clef le meilleur tour en course en 1’32.355. Johann Zarco (KTM) quant à lui égale son meilleur classement de la saison avec une 13ème position, lui permettant de terminer de nouveau dans les points.

 

Ce Shark Helmets Grand Prix de France 2019 a donc été une réussite à tous les points de vue démontrant de nouveau une véritable ferveur des spectateurs lors des différentes animations organisées autour des courses, et notamment lors du retour de “l’homme volant” Franck Zapata et son Flyboard Air, venu saluer depuis les airs les pilotes MotoGP lors de la mise en grille, quelques instants avant le départ.

Fabio Quaratararo - Yamaha (photo Petronas Yamaha SRT)
Johann Zarco - KTM (photo MotoGP.com)

Cette édition aura également été marquée par une célébration, celle des 50 ans de Grands Prix Moto disputés sur le circuit Bugatti du Mans. Les spectateurs ont ainsi pu revivre l’histoire de ces 50 ans via une exposition réunissant de nombreuses machines, et notamment les 5 ayant remporté le tout premier Grand Prix de France Moto sur le Bugatti tenu le 18 mai 1969. Avec en prime la présence de Giacomo Agostini, vainqueur cette année-là en catégorie 500cc et Aalt Toersen, vainqueur de la catégorie 50cc.

 

Un grand bravo à tous, que ce soit les spectateurs, partenaires, commissaires, bénévoles et toutes les personnes qui ont permis un tel aboutissement et maintenant, rendez-vous en 2020.

Fabio Quartararo

« J’ai été enfermé au départ dans un espèce d’entonnoir et j’ai perdu beaucoup de temps. Je suis resté 10 tours derrière tout le monde mais en 2ème partie de course j’ai pu rouler dans les chronos du premier. C’était une course physique et incroyable. J’ai même utilisé un map différent en fin de course. Je sais que j’ai commis une erreur au départ et j’ai même failli tomber. Ensuite, ça été difficile de doubler. Je sais que mon départ n’a pas été bon mais ce n’est que mon 5ème en MotoGP. J’ai encore beaucoup appris et quel plaisir de rouler devant son public et je le remercie ».

Fabio Quaratararo - Yamaha (photo Petronas Yamaha SRT)
Johann Zarco - KTM (photo MotoGP.com)

Johann Zarco

« Au départ, j’ai bien failli tout perdre quand Karel Abraham a chuté sous mes roues. J’ai tout de suite trouvé de bonnes sensations sur la moto mais ça n’a pas duré longtemps. J’ai lutté tout le temps pour la contrôler. J’ai beau me préparer comme il faut entre chaque GP mais ça ne suffit pas. Je souffre en course mais je fais le dos rond et j’avance. Pol (Espargaro) s’en sort bien, mais pas moi ! »

 

Moto2

Lorenzo Baldassarri (Kalex) était arrivé au Mans avec une avance de 17 points sur la concurrence, écart que l’Italien était bien déterminé à accroître malgré des statistiques qui ne plaidaient pas vraiment en leur faveur. Mais ça ne sera pas encore pour cette fois…

 

À l’extinction des feux, Tom Lüthi (Kalex) signait le meilleur envol devant Jorge Navarro (Speed Up) et Álex Márquez (Kalex). Au même moment, Andrea Locatelli (Kalex) se faisait piéger au milieu du peloton et l’Italien ne sera pas le seul pilote à partir au tapis. Quelques instants plus tard, Lorenzo Baldassarri et Mattia Pasini (Kalex) s’accrochaient dans le virage 10.

 

Devant, Álex Márquez se débarrassait du leader Tom Lüthi, aussitôt imité par Xavi Vierge (Kalex). Mais le cadet des frères Márquez allait rapidement filer et plus personne ne le reverra, pas même son coéquipier. À l’inverse, Tom Lüthi dégringolait progressivement dans la hiérarchie, passé coup sur coup par Simone Corsi (Kalex), Jorge Navarro (Speed Up), Brad Binder (KTM), Augusto Fernández (Kalex) et Remy Gardner (Kalex), qui partait tout compte fait à la faute.

 

Simone Corsi, qui était venu déloger Xavi Vierge de la deuxième place, commettait lui aussi une erreur dans la courbe 4, ce qui laissait le champ libre à Jorge Navarro et Augusto Fernández. Un duel s’engageait alors entre les deux Espagnols, qui venaient à peine se défaire de leur compatriote Xavi Vierge. Une deuxième position était à vrai dire à la clé.

 

Sur les derniers tours, Jorge Navarro revenait une nouvelle fois très fort sur la tête de course, mais commettait un écart au niveau du Garage Vert. Repassé par Augusto Fernández, tout était ainsi à refaire pour Jorge Navarro. Le Valencien aura tout compte fait le dernier mot.

 

De son côté, Álex Márquez triomphait avec une avance de 1,1 seconde sur la concurrence, son premier succès depuis Motegi 2017. Jorge Navarro et Augusto Fernández l’accompagnaient donc sur le podium, au pied duquel on retrouvait Brad Binder et Xavi Vierge.

 

Tom Lüthi se classait au bout du compte sixième. Enea Bastianini (Kalex) et Marcel Schrötter (Kalex) se classaient respectivement septième et huitième. Iker Lecuona (KTM) et Nicolò Bulega (Kalex) complétaient le Top 10.

 

Au Championnat, Lorenzo Baldassarri n’accuse plus que sept longueurs d’avance sur Tom Lüthi et 11 sur Jorge Navarro.

 

Moto3

La pluie sera finalement restée à l’écart pour cette course Moto3 au Mans et le poleman John McPhee (Honda) aura réussi à transformer l’essai ! Mais ses adversaires lui auront donner du fil à retordre et ce dès le départ…

 

À l’entrée de la Dunlop, Tony Arbolino (Honda) plongeait en effet à l’intérieur devant l’Écossais, tandis que Lorenzo Dalla Porta (Honda) venait se hisser au troisième rang. Quelques instants plus tard, un premier coup de théâtre survenait avec ce ‘highside’ d’Ai Ogura (Honda)… et on sera passé tout près du drame ! Fort heureusement, tous les concurrents parvenaient à esquiver sa moto revenue sur la piste.

 

Pendant ce temps-là, Tatsuki Suzuki (Honda) s’emparait des commandes, ou du moins provisoirement, car Andrea Migno (KTM), Lorenzo Dalla Porta, John McPhee auront eux aussi l’honneur de mener ! Un groupe de huit pilotes se formait alors avec Tatsuki Suzuki, Tony Arbolino, John McPhee, Gabriel Rodrigo (Honda), Arón Canet (KTM), Andrea Migno, Lorenzo Dalla Porta et Marcos Ramírez (Honda). Lequel se faisait malgré tout progressivement décroché, avant de partir au tapis dans le huitième tour.

Plus on approchait l’arrivée et plus les esprits s’animaient. Tout allait finalement basculer à six boucles du but lorsque Tatsuki Suzuki laissait échapper sa Honda dans la courbe Dunlop : une chute que ne pouvait éviter Tony Arbolino, alors pointé en quatrième position.

 

Si cet incident créait dans un premier temps une sorte cassure au sein du groupe de tête, la remontée de Kaito Toba (Honda) allait avoir l’effet d’une vraie locomotive. Le Japonais effectuait ainsi la jonction et se frayait un passage parmi les premiers. Dès lors, ils étaient 12 à pouvoir prétendre pour la victoire.

 

John McPhee négociait le dernier tour en tête… Lorenzo Dalla Porta venait lui faire brièvement de l’ombre, avant une réplique de l’Anglais portée au Garage Vert. Malgré les minces écarts, la messe était dite ! Le représentant du team Petronas Sprinta Racing, qui n’avait plus triomphé depuis Brno 2016, s’imposait avec plus exactement un dixième d’avance sur l’Italien.

 

Arón Canet grimpait sur la troisième marche du podium, au prix d’une attaque incisive sur Kaito Toba dans les « S bleus » ; une manœuvre qui aurait presque pu l’envoyer au tapis. Gabriel Rodrigo et Andrea Migno se classaient respectivement quatrième et cinquième devant Kaito Toba. Celestino Vietti (KTM) terminait quant à lui septième.

 

Jaume Masia franchissait le drapeau à damier derrière lui, mais se voyait sanctionné de 2,2 secondes pour avoir coupé au « Chemin aux bœufs ». Une pénalité qui faisait les affaires de Kazuki Masaki (KTM), Jakub Kornfeil (KTM) et Raúl Fernández (KTM).

 

Au Championnat, Arón Canet possède 14 points d’avance sur Lorenzo Dalla Porta, 17 sur Niccolò Antonelli (Honda), parti au tapis.

 

Prochaine épreuve, le 2 juin pour le GP d’Italie au Mugello (6/19).

 

Tous les résultats sur www.motogp.com

 

Toutes les infos sur www.gpfrancemoto.com

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